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16/12/2013

Un nouveau départ

Je n'ai jamais eu le courage de supprimer ce blog malgré que je n'y ai plus rien écrit depuis des lustres. C'est que quelque part j'ai toujours l'espoir de m'y remettre :)

Il s'est passé énormément de choses depuis dans ma vie de franco-malgache. J'ai des tas d'idée de posts sur mes expériences, mes réflexions. Peut être ai-je changé, évolué. J'ai grandi, mûri et mon point de vue, ma manière de voir les choses n'est sûrement plus la même.

Alors je prend un nouveau départ, symbolisé aussi par la réalisation d'un projet professionnel qui me tient à cœur : l'ouverture d'un site web que nous avons créé avec mon amoureux. C'est une boutique en ligne de Minéraux et fossiles de Madagascar :) Je ne suis pas souvent fière des choses que j'entreprend mais là, j'ai investi tout mon temps, mes aptitudes, et je me suis dépassée pour quelque chose de finalement assez risqué, mais en être arrivé là me rempli déjà de joie, et me montre que je suis capable, capable de réaliser des choses.

Alors à vous tous qui passez par  ici, allez y faire un tour pour partager avec moi la joie que j'éprouve :)

wwww.mineralphilmadagascar.com

Vous pouvez aussi nous suivre sur Facebook ou Twitter

Et à très vite pour un vrai post ;)

15/11/2011

Simplicité ou la "tsotra" attitude

« Tsotra » est un mot très important dans la langue malgache, il signifie littéralement « simple ». Souvent c’est le meilleur compliment qu’on puisse faire à une personne. Si l’on vous trouve « tsotra » alors c’est que vous êtes réellement apprécié, car quand on l’emploi pour décrire une personne il englobe toutes les autres qualités humaines que toute personne serait ravie de posséder. Et personnellement je prône la culture du « tsotra ».

S’il est donc une chose que ma culture malgache m’apporte au quotidien c’est la simplicité. Le fait d’avoir vécu dans un monde où on ne possédait  que l’essentiel pour vivre aide beaucoup à relativiser.  Je ne sais pas si c’est une bonne ou mauvaise chose et peu importe mais moi ça m’aide. 

Dans une société où on est éternellement insatisfait, j’ai gardé une forme de gratitude au regard de la vie, du seul fait d’être en vie.  J’ai appris en grandissant tout ce qu’on pouvait perdre tout au long d’une vie, et au lieu de chercher continuellement à les remplacer ou à avoir toujours plus, je préfère accepter.  Et c’est d’autant plus facile que je vis avec le sentiment perpétuel que rien n’est acquis, que rien n’est important, à part vivre et que l’on peut vivre de mille milliards de façons.

Il y a des gens qui vivent sans rien, au sens matériel du terme, et ils vivent en paix, alors que d’autres vivent avec autant de choses qui ne leur apportent que d’éphémères satisfactions et pourtant ils ne connaissent pas la paix. Posséder est un mot très important dans les sociétés consuméristes, car dans ces sociétés nous sommes identifiés à ce que nous possédons. Nous nous identifions donc également par rapport à tout ce que nous ne possédons pas, et nous souffrons, frustrés et éternellement insatisfaits. Car on nous a appris que plus nous possédions et plus nous existions, plus nous avions de la valeur. Et exister est ce que nous cherchons tous à faire. Exister sans souffrir. Alors on nous a donné la liste de ce qui nous apporterait du bonheur. Les choses que nous devions chercher à avoir, à posséder, pour être, et pour être heureux. Jusqu’au jour où on s’aperçoit que la joie de la possession était fugace car vite remplacée par la peur d’être dépossédé. Alors on lutte pour garder ces choses qui nous donnent l’illusion d’exister, on lutte pour avoir plus, pour se constituer une garantie, qui nous apporterait un sentiment de sécurité.

 Lutter pour exister ne devrait pas être le quotidien de nos vies. Car nous existons déjà, nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin en nous, nous l’oublions juste si souvent. Nous sommes en vie et c’est la seule chose que nous possédons d’important. La vie. A chacun d’y donner le sens qui lui importe. J’ai eu la chance d’observer des manières de vivre très différentes les unes des autres, j’ai vu des gens en souffrance à la poursuite d’une chimère appelée le bonheur, j’ai vu des gens en souffrance car ils s’identifiaient à des choses extérieurs et souvent superficielles qu’ils ne pouvaient pas toujours contrôler, et puis j’ai vu quelques très rares personnes qui avait pris conscience de la pureté de leur existence et leur identité et qui avait laissé leur égo de côté.  Souvent ces personnes sont celles qui ont été épargnés par les dictats de la société, qui n’ont connu toute leur vie que la « misère » matérielle, et pourtant qui connaissent une paix que beaucoup de gens n’ont jamais expérimentée. 

Alors oui c’est plus difficile quand on nous a habitués à vivre en nourrissant notre ego, mais je considère qu’apprendre à vivre simplement peux aider ceux qui auraient compris que le bonheur tel qu’on nous l’a décrit ne vaut pas toutes ces souffrances et inquiétudes. Qu’il ne sert à rien de le chercher car il est déjà en nous et se suffit à lui-même.  Soyons plus « tsotra » je suis sûre que nous serions plus « heureux » (je n’aime pas ce mot car pour moi le bonheur est un concept inventé par la société, le terme de paix me conviendrait mieux mais je conçois que utiliser le mot « heureux » et l’état que l’imaginaire collectif en conclut permet d’être mieux entendue par la plupart des gens).

 

Nina Simone l’aura bien exprimé dans cette magnifique chanson que je vous invite à écouter :

cliquez ICI  pour voir la vidéo 

Les paroles : I ain't got no/ I got life - Nina Simone

Ain't got no home, ain't got no shoes
Ain't got no money, ain't got no class
Ain't got no skirts, ain't got no sweater
Ain't got no perfume, ain't got no beer
Ain't got no man

Ain't got no mother, ain't got no culture
Ain't got no friends, ain't got no schooling
Ain't got no love, ain't got no name
Ain't got no ticket, ain't got no token
Ain't got no God

What about God?
Why am I alive anyway?
Yeah, what about God?
Nobody can take away

I got my hair, I got my head
I got my brains, I got my ears
I got my eyes, I got my nose
I got my mouth, I got my smile
I got my tongue, I got my chin
I got my neck, I got my boobs

I got my heart, I got my soul
I got my back, I got my sex
I got my arms, I got my hands
I got my fingers, Got my legs
I got my feet, I got my toes
I got my liver, Got my blood

I've got life , I've got my freedom
I've got the life

And I'm gonna keep it
I've got the life
And nobody's gonna take it away
I've got the life 

 

22/09/2011

Mada n'est pas au bout de la crise

Je suis donc rentrée à Mada cet été.

Mon dernier séjour remonte à l'été 2009.

Outre la joie de retrouver la famille, des amis, l'ambiance chaleureuse et so malagasy, j'ai aussi pu avoir un aperçu de l'environnement politico-socio-économique.

Et bien j'ai pu constater que les choses n'évoluaient pas, j'ai même ressenti une sorte de lassitude chez la population. Lors de mon séjour là bas, éclatait le scandale de l'exploitation illégale du bois de rose. Tout ce que je sais c'est que la population n'est pas dupe et que l'histoire se répète. Ceux qui sont au pouvoir ont la main mise sur à peu près tout ce qui est exploitable. Et surtout peuvent faire à peu près tout ce qu'ils veulent dans l'impunité la plus totale. Puisque le gouvernement actuel n'est pas reconnu internationnalement, il n'y a plus aucune entité qui surveille les agissements de ceux qui ont la force militaire de leur côté. La corruption gengraine toutes les strates de l'administration.

Le pouvoir en place a apparemment pour mot d'ordre une politique de remise aux normes de la société. Mais c'est l'hôpital qui se fout de la charité car le gouvernement lui même ne répond pourtant à aucune norme. Et puis de quelle norme parle-t-on exactement ?

Bref, politiquement, ils essaient de noyer le poisson mais les gens sont blasés, car économiquement c'est toujours le fond du gouffre. Mada serait même en pôle position d'une liste qui a été faite en 2011 des pires économies du monde... C'est l'économie parallèle qui fait survivre les gens. J'ai aussi remarqué la rarification de plusieurs produits de premières nécéssité. Les produits industriels de base ne sont pas facilement trouvables. A Tana ça passe encore, mais dès qu'on s'éloigne, c'est un peu la galère. Et puis j'ai remarqué aussi le coût de la vie, toujours plus élevé, îl y a même de plus en plus de commerces qui alignent leur prix au prix européens. Tout est importé, tout est cher. Il n'y a plus vraiment d'industriels nationaux, mis à part les industriels historiques comme THB ou JB.

J'ai fait Antananarive-Diego Suarez en voiture et nous avons eu des problèmes pour trouver de l'essence sur la route. Les stations n'étaient pas approvisionnées où alors elles rationnaient le carburant que chaque voiture pouvait acheter...C'est un comble quand il se sait de plus en plus que Mada possède une magne pétrolière inestimable. Le pétrole est le nerf de la guerre, et ce qui se passe en Lybie avec l'intervention française fait écho à ce qui s'est passé à Mada lors de la précédente crise...

Mais la plupart des gens sont trop occupés à gagner de quoi manger au quotidien pour vraiment participer au coeur du débat politique.

J'avais l'impression de trouver une société entravée dans tous les sens, entravée car coincée dans une île au bout du monde, entravée car coincée dans un système politique stagnant et limitatif, entravée par la corruption, entravée par une économie au point mort. Pourtant les mentalités évoluent, surtout chez les jeunes. J'ai pu m'apercevoir du désir de lutter pour son avenir, d'une ouverture d'esprit, d'une volonté de voir plus loin que le bout de son île, d'une volonté de faire les choses pour son île. Un espèce de mélange entre nationalisme (on se sert les coudes car on est tous dans la même galère) et désir de mondialisation (de toute façon ce pays et son gouvernement nous barre l'accès vers un avenir serein).

Mais je voudrais finir sur le récit de mon périple Tana-Diego par la route. C'était une première et croyez moi c'est à faire. Un jour et demi de voyage, et une diversité de paysages à couper le soufle. Diego est une ville qui possède des baies magnifiques, et surtout une mer appellée la mer d'émeraude dont le nom présage déjà la moitié de la merveille que c'est en vérité.

Mada est un pays qui possède tellement de richesses naturelles en plus d'une richesse culturelle étonnante, c'est un pays qui mérite d'être découvert et protégé.

 

05/09/2011

Nationalité, citoyenneté, identité...

 

Je suis rentrée de Madagascar depuis une semaine. J’y étais pour les vacances, trois semaines pour se ressourcer, ça m’a fait du bien !

 

Ca faisait deux ans que je n’étais pas revenue au pays. Et ce qui est étrange c’est que cette fois j’avais l’impression d’y aller en touriste. Redécouvrant tout avec un regard habitué à voir des rues propres et une société occidentale. Tout ce que je ne voulais surtout pas qu’il m’arrive. Mais ça m’a surpris malgré moi ! Pendant les premiers jours, j’ai donc du me réadapter, me souvenir ! Heureusement, mon corps et mon esprit se sont vite remis en mode malgache ! Et les yeux et les oreilles s’habituent rapidement aux belles couleurs et au chaud murmure de la ville, passant mon regard sur les infrastructures délabrées sans les voir, et écoutant le son familier de cette langue si chantante qu’est le malgache.

 

Ouf, je me suis retrouvée ! Pourtant, vers la fin des vacances, ma vie en France commençait à me manquer, mon home sweet home, mes amis, mon amoureux, ma petite routine. Car si mon âme a de profondes racines malgaches, je suis devenue citoyenne française au fil de ces années vécues ici. Même si c’est un sentiment très déroutant de se rendre compte qu’on devient étranger à sa ville et société d’origine, cela veut dire que j’ai réussie mon intégration dans la ville et la société que j’ai décidé d’habiter.

 

Sans renier mes origines, il a bien fallu que j’accepte de vivre sous ma citoyenneté française en choisissant d’embrasser cette vie en France. Les puristes malgaches m’ont déjà condamné à ce stade là, rien que par le fait hautement traître pour eux que celui de sortir avec un français. Mais cela fait bien longtemps que je me moque de ce que peuvent penser les personnes extrémistes. Je comprends que ma situation est particulière car je suis métisse, et possède la double nationalité. J’imagine très bien que pour un étranger, l’intégration se fait sous forme d’adaptation, tandis que dans mon cas particulier, j’ai eu le droit d’embrasser mon identité française.

 

L’identité.

Desfois j’ai l’impression d’être skyzophrène, ayant à la fois de profondes particularités malgache et des habitudes françaises. Tant pis, je préfère piocher dans cette double richesse culturelle et apparaître comme une ovni vis-à-vis de ceux qui ont fait un choix arrêté. Savoir qui ont est, d’où l’on vient, où l’on va est paraît-il important pour se construire. Je suis jeune, je ne sais pas de quoi ma vie sera faite demain ni où je choisirai de vivre à l’avenir, qui sait peut être retournerai-je vivre à Madagascar, peut être irai-je vivre dans un autre pays ? Je garde avec moi tout ce que mon passé malgache m’a apporté, je prend dans mon présent français tout ce que je peux assimiler, et laisse à mon avenir une perspective mondiale !

Car ce qui nous définit ne s’arrête pas à notre éducation ni la ville où l’on vit, mais s’étend à tous nos choix. Nous sommes la vie, nous sommes l’univers, nous sommes tout à la fois, nous sommes…simplement.

Car qui l’on est se redéfinit à chaque nouveau jour, et j’ai une grande soif de m’enrichir de ce que le monde et la vie ont à m’offrir.

 

Je suis moi, j’ai grandi à Madagascar, je vis en France, et je suis une âme parmi les milliards qui peuplent ce monde !

 

 

 

 

 Bon , pour le prochain article, je développerai mes impressions sur mes vacances au pays, en espérant que je sois motivée pour reprendre ce blog comme il se doit :) Mais je tenais à remercier ceux qui viennent sur le blog régulièrement car même si je suis inactive, les stats montrent que le nombre de visiteurs ne diminue pas, au contraire. Donc merci à vous car quelque part savoir que l'on est lu est une motivation, en effet, si j'écris ici c'est pour partager mon point de vue en espérant que cela puisse être utile à ceux qui lisent.

16/07/2010

Ouverture d'esprit

 

Dans le cas des relations humaines, je me suis toujours dit que fréquenter des gens de milieux, d’origine etc différents de soi est une des meilleures choses à faire pour s’ ouvrir l’esprit, pour s’ ouvrir au monde.

Je n’ai donc jamais fermé ma porte à une personne sous prétexte que nous ne faisions pas les mêmes activités, que nous n’écoutions pas la même musique ou que nous étions de race, ou de milieux sociaux différents.

La curiosité est aussi une chose qui me motive. Curieuse des autres, j’aime apprendre des différences. Ces gens qui ne me ressemblent pas ont logiquement tant à me faire découvrirJ.

Comme je l’ai déjà écrit quelque part ici, s’il y a bien une chose que je me refuse c’est de me limiter, et donc de limiter aussi les autres. Personne ne détient le monopole du goût, personne n’est supérieur aux autres. Nous sommes tous libres et égaux, chacun dans les différences qui construisent nos vies, alors ayons un peu plus d’ouverture d’esprit et apprenons à sortir des sentiers battus, apprenons à faire de nouvelles choses, à écouter ce que les autres ont à dire et arrêter un peu de tourner autour de nous même quand le monde est suffisamment grand pour pouvoir aller dans toutes les directions possibles et imaginables.

 

Pourtant, je concède que ce n’est pas toujours évident.

Si avec un peu d’ouverture d’esprit, on peut facilement faire un premier pas vers une personne qui ne nous ressemble pas, entretenir dans le temps une relation avec une personne qui ne partage pas ce que l’on a l’habitude de vivre au quotidien n’est pas une chose facile. Il faut trouver des terrains d’entente, faire avec les mœurs et la culture des uns et des autres. Tout un travail. Mais je pense que fournir quelques efforts vaut vraiment la peine, car même quand on fréquente des gens qui nous ressemblent, ça ne garantit pas que tout soit rose tous les jours.

Evidemment, après tout dépend des personnes et des différences.

J’imagine que par exemple un couple qui n’a de différent que les goûts vestimentaires ou musicaux, a des problèmes moins épineux à régler qu’un couple qui n’aurait pas la même religion ou la même culture.

Certains prétendent avec raison que nos différences nous rattrapent toujours et que même avec la meilleure volonté du monde, tôt ou tard elles nous éloignent, même si ce sont elles qui nous ont rapprochés au début.

Alors, oui ça peut être vrai, mais c’est comme ça, une relation humaine, c’est le rapprochement de deux êtres semblables dans leurs généralités, mais uniques dans leurs spécificités. Je pense qu’avec une juste dose d’humilité et de respect, un peu d’amour, et de compréhension, on peut trouver l’équilibre qui manque pour que chacun soit heureux avec les autres, pour que chacun ait sa place dans ce monde hétéroclite. 

Essayons de vivre ensemble, et en paix avec nos différences.

01/02/2010

Liberté

On dit de moi que je serai une hippie des temps modernes, une hippie sans la fumette haha

Pourquoi ? 

Voici une petite définition trouvée dans wikipedia : « De manière générale, les hippies contestaient le matérialisme et le consumérisme des sociétés industrielles, et tout ce qui y était lié. Ils rejetaient en particulier les valeurs associées au travail et à la réussite professionnelle, ainsi que le primat des biens technologiques au détriment des biens naturels. Ils aspiraient à une sorte de fraternité universelle pour laquelle ils espéraient trouver idées et techniques dans des sociétés traditionnelles[  »

Mais quand on me dit ça, ça me fait doucement rire. Car au fond je refuse d’être cataloguée.

L’être est changeant, et être libre c’est accepter d’être différent et de ne pas rentrer dans le moule.

Car la société nous pousse à nous conformer à un modèle censé être le meilleur, celui qui nous apportera bonheur, réussite et épanouissement.

Ainsi, la vie comporterait des étapes, et une fois toutes franchies, on peut considérer notre vie comme réussie. Est-ce qu’au fond, quand on se débarrasse de tout ce dont on nous a bassinés toute notre vie, tout le monde souhaite, trouver un mari, trouver un travail, trouver une maison et fonder une famille ?

Je pense qu’on vaut bien plus que ça ! On vaut de réfléchir par nous même, on vaut de s’autoriser à penser autrement, on vaut de pouvoir changer d’avis, pouvoir se tromper, se perdre pour mieux se trouver.

Mais on nous a appris à craindre tout ça, craindre l’introspection de nos propres envies.

Même si c’est bien plus difficile de vivre en essayant de se défaire de ces règles dans une société gouvernée par celles-ci (car vivre en marge ou en autarcie n’est pas non plus je pense la solution) il reste que une fois défaits des jougs et de la pression que les normes exercent sur nous, on se sent infinis, et je pense qu’on devrait se sentir comme ça plus souvent, au lieu de se limiter et vivre dans une boite préconstruite pour nous par des gens qui ne nous connaissent pas.

Etre libre.

Mais ma liberté est en interaction avec celle des autres, elle est naturellement façonnée par l’amour et le respect.

Alors soyons d’accord, ici je ne prône pas la supériorité de mes pensées, car ce qui serait pire que de ne pas vivre libre serait de vivre dans l’intolérance, dans l’étroitesse d’esprit.

Alors je ne me permets pas d’imposer mes idées avec mépris pour ceux qui ne pensent pas comme moi ; mais de ce fait je demande à ce que l’on respecte en retour ma manière de vivre et de penser et me laisser être qui je veux quand je veux sans me demander de me justifier.

 

Non mais je parle de ça aujourd’hui, car je me suis rendue compte récemment, combien les gens se mettent la pression pour être à la hauteur de ce que la société attend d’eux.

Avoir la pression peut être positif, pour se dépasser, pour la performance, mais sérieusement, la vie n’est pas une course. On n’a jamais assez d’une vie entière pour désapprendre et apprendre tout ce que la vie a de possibilités, tout ce que nous pouvons être, tous les choix qui s’offrent à nous !

J’ai l’impression de piétiner dans mon discours car je parle surtout pour moi, je n’essaie de convaincre personne, en toute humilité, je sais que je pourrai changer d’avis un jour, que je peux être complètement à côté de la plaque, mais entre nous, entre personnes égales en capacité intellectuelles, personne ne peut prétendre détenir des vérités, alors essayons juste d’Aimer, ce serait déjà bien.

 

Voilà pour le petit discours pseudo-philosophique !

Et

Voici les paroles d’une magnifique chanson du chanteur Spleen

 

Amour

 

Il m'a fallu beaucoup de temps pour que j’apprenne
A maitriser mes sentiments qu’on me comprenne
A m’éloigner de mes vérités et toucher quand même
Il m'a fallu beaucoup de temps pour dire je t’aime


Il m'a fallu beaucoup d’années pour tout comprendre
Et puis beaucoup d’humilité pour désapprendre
Il m'a fallu m’abandonner pour ne plus prétendre
Que l’éternité ne suffit pas pour être tendre

Refrain :
Oh c’est le temps pour moi de dire aux gens que je les aime (4fois)

Il m’a fallu beaucoup d’années pour ne plus me vendre
Et recevoir plus qu’un baiser pour mieux me rendre
Il m’a fallu rien qu’une histoire pour ne plus y croire
Et une centaine d’aventure par désespoir


Mais ce matin je me réveille fin de carême
Et j’ai besoin d’exprimer mes joies mes peines
Trop longtemps fané par les rayons de ce temps blême
De scintiller de mille feux, crier je t’aime

 
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